Cantal. Patrimoine : zoom sur la Tour de Naucelles de Saint-Cernin

Zoom sur la Tour de Naucelles, qui fait partie du patrimoine de Saint-Cernin.

La Tour de Naucelles.

La tour de Naucelles s’élève à quelques pas de l’église, sur un monticule artificiel. Elle est isolée. C’était un de ces monuments destinés à servir de signaux et où, dans les moments de danger, on plaçait un poste de guetteurs (guiatte). L’emploi de ces sentinelles consistait à donner l’alarme avec une cloche, une trompe, quelquefois même par des cris et de grands feux.

Au moyen âge, dans ce temps où le pouvoir centralisé n’existait pas, les provinces avaient senti la nécessité de se défendre elles-mêmes, et de se précautionner contre des surprises, rapides souvent comme la foudre. Alors les seigneurs s’entendirent pour élever de distance en distance un certain nombre de tours, qui correspondaient avec les châteaux forts principaux. De sorte qu’en cas de guerre, la contrée entière, dans un même jour, pouvait être sous les armes.

À lire aussi

Construite au IXème siècle

La tour de Naucelles paraît appartenir à la fin du IXe siècle. Sa forme figure un large carré, défendu autrefois à sa base par une enceinte fortifiée. Le sommet de l’édifice est aujourd’hui en ruine, mais en 1742, on voyait encore les solides créneaux qui le couronnaient. La tour était terminée par une plate-forme destinée à recevoir un certain nombre d’hommes, ainsi que des machines et des provisions de pierres, ou autres projectiles. Sur un des angles, se trouvait une petite guérite maçonnée, faite pour abriter les sentinelles chargées d’observer les mouvements de l’ennemi. La hauteur de ces forteresses variait à l’infini : cependant leur élévation devait être naturellement en rapport avec l’espace qu’il s’agissait de surveiller.

Description de l’édifice

Celle de Naucelles que l’on prétend avoir été très haute, possède un escalier ménagé dans l’épaisseur du mur, conduisant jusqu’au troisième étage. II cessait à ce point, et l’on ne communiquait avec les parties supérieures, qu’au moyen d’une échelle, que chacun retirait après soi, crainte de trahison.

De là on arrivait à la plate-forme, par une ouverture percée au milieu de la voûte. Chaque tour avait des meurtrières : celles de Naucelles se distinguent encore. Ce sont de longues fentes verticales resserrées à l’extérieur, et s’élargissant à l’intérieur, destinées à l’introduction de l’air et du jour. C’est par là que les soldats lançaient leurs flèches, et plus tard, tiraient l’arbalète, dont l’usage s’était introduit en France à la fin du XIIe siècle. Indépendamment de sa destination comme signal, cette tour qui appartenait à l’abbaye, servit aussi de prison en plusieurs circonstances.

GD

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu Cantal dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Dernières actualités

Actu Cantal

    Voir plus
    Le JournalLire le journal