Yvelines. Pendant la sortie scolaire à Paris... l'élu dérape avec les enfants

Un élu de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines) a été prié de démissionner après avoir eu un mauvais comportement avec les enfants, pendant une sortie scolaire à Paris.

Lors d’une sortie scolaire à Paris pour aller rallumer la Flamme sous l’Arc de Triomphe, un accompagnateur, élu de Saint-Cyr-l’Ecole (Yvelines) a dérapé avec les enfants.

La journée était prévue pour être exceptionnelle. À jamais gravée dans la mémoire des enfants de l’école primaire Romain-Rolland de Saint-Cyr-l’Ecole (Yvelines). Certains en garderont un tout autre souvenir.

Ce mercredi 25 mai 2022, au moins une plainte a été déposée contre un des accompagnateurs, également élu de la Ville. Le retraité est visé dans le comportement qu’il a eu pendant la sortie, mais également dans le bus qui revenait de Paris.

Deux jours plus tôt, le lundi 23 mai, les classes de CM2 étaient parties avec deux objectifs : visiter le musée des Invalides et raviver la Flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe.

Le trajet se déroule bien. L’organisation est millimétrée. Des groupes ont été formés. Un adulte avec cinq enfants. Un, composé de cinq jeunes filles, va se retrouver au cœur de l’invraisemblable dérapage de leur accompagnateur. Dérapage que les parents vont découvrir le soir et le lendemain, en écoutant le récit de leurs enfants.

« Regardez le petit kiki les petites coquines »

C’est aux Invalides d’abord que l’élu a eu ses premiers mots.

« En voyant une statue de Jésus-Christ, il leur a dit : « Regardez le petit kiki les coquines. » Puis cela a été des mots directs parlant du sexe des personnes africaines. Il a aussi raconté qu’avant, les hommes prenaient les femmes pour des sauvages et que du coup, ils leur mettaient les seins à l’air. Sans compter cette invitation à venir chez lui… »

Notre informateur.

Sur le chemin du retour, le retraité a entonné dans le bus la chanson de France Gall : « Annie aime les sucettes à l’anis. » « Apparemment, il avait changé les paroles : « Sucer les sucettes à l’anis, les mauvaises, les bonnes. »

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« On ne peut plus rigoler ici »

Une première fois, une institutrice l’a rappelé à l’ordre. Puis une seconde fois plus vertement. L’homme a obtempéré en bougonnant : « On ne peut plus rigoler ici. »

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Et en effet, personne ne s’est amusé de tout cela. À commencer par les parents qui ont été appelés par la direction de l’école. Puis invités à se rendre à l’Hôtel de Ville pour en discuter avec le maire.

Dans la foulée, le mis en cause a présenté sa démission. Dans sa lettre, il convient. 

« J’ai eu des propos et un comportement totalement inadaptés et choquants que je regrette profondément. Je suis actuellement un traitement médical lié à une dépression qui me rend par moment euphorique et altère partiellement mes capacités de jugement. Aussi, n’étant plus en état d’assurer mes fonctions je démissionne de mon mandat pour prendre le temps de me soigner et de ne plus me placer dans une situation gênante. Je tiens surtout à présenter mes plus sincères excuses aux jeunes que j’ai pu importuner voire choquer et à leurs parents et vous demande de bien vouloir leur communiquer mes regrets sincères. »

Le mis en cause dans sa lettre de démission.

Ce qu’en dit la maire de Saint-Cyr-l'Ecole, Sonia Brau

"Tout d’abord, je tiens à préciser que ce monsieur était là, non pas sur demande de la mairie, mais invité par une association d’anciens combattants. Lui-même étant un ancien militaire. Et nous ne le savions pas. C’est un homme que je connais bien, depuis une quinzaine d’années. Clairement, ce qu’il a fait ne va pas. C’est pour cela que j’ai demandé sa démission. Maintenant, il prend un traitement depuis un certain temps. Et son traitement n’est pas adapté. Cela entraîne des poussées d’euphorie, certains comportements. J’ai vécu la situation en bureau municipal. Je lui avais demandé de se mettre en retrait de tout. Là, il est allé aux urgences pour faire réadapter son traitement.
Dans le cas présent, j’ai fait un signalement à l’Éducation national ainsi qu’au procureur de la République. La suite est entre les mains de la justice."

« Tout le monde est outré

Le papa d’une des jeunes filles nous a confié sa stupeur face à ses événements.

« Il faut se mettre à notre place. Notre fille part pour passer une super journée. Et au retour, on apprend tout ça… On apprend que cet homme a passé une bonne partie de la journée à parler de choses sexuelles à des enfants qui ont entre 9 et 10 ans ! La mienne nous a dit qu’il avait souvent posé sa main à sa taille en faisant des photos dans le musée. Il n’y a pas eu, à proprement parler, de faits très graves. Mais ces gestes, ces mots… Oui, c’était plus que déplacé. Tout le monde est outré. »

Le papa d'une des jeunes filles.

La rédaction a essayé de joindre l’élu visé par cette affaire. Sans succès.

Pour l’heure, on ignore si des suites judiciaires vont être données à cette affaire. Si tel était le cas, et comme la loi l’impose, la présomption d’innocence devra être respectée.

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