Philippe Poutou

Issu d’un milieu modeste, ce fils d’un postier et d’une femme au foyer revendique un engagement de longue date.
Dès le lycée, celui qui défend les couleurs du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), s’affirmait comme un anti-nucléaire et un anti-guerre rejoint Lutte ouvrière. Un parti dont il est exclu en 1997 pour avoir prôné un élargissement avec la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), à laquelle il finit par adhérer en 2000.
L’ancienne figure de proue de celle que l’on appelait la LCR, Olivier Besancenot, lui avait cédé sa place en 2012, refusant de devenir le « candidat rituel à l’élection présidentielle ».
Contre toute attente, c’est l’ouvrier de Ford à Blanquefort, connu de la seule région girondine pour son combat contre la fermeture de son usine, qui est désigné : Philippe Poutou. Il est officiellement investi le 25 juin 2011.
En 2012, il rassemble 1,15% des suffrages. Cinq ans plus tard, ce sera 1,09%. Fidèle à l’ADN de son parti, Philippe Poutou n’a pas cessé de travailler pendant ses campagnes présidentielles. « Il avait fait un avenant à son contrat, pour se dégager du temps pour les allées et venues à Paris », confirme un ancien collègue.
En 2019, après douze ans de lutte syndicale, « son » usine ferme. Elle employait 800 personnes.
De Bordeaux, où il vit avec sa femme et leurs deux enfants, il continue à mener des listes, enchaînant les défaites électorales, mais en 2020,il réussit un tour de force en intégrant le conseil municipal bordelais, bastion de la droite pendant 73 ans, avant d’endosser une nouvelle fois en 2022, le « costume » de candidat à l’élection présidentielle.
Son portrait complet

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