Le député Aurélien Pradié, accusé d'homophobie : propos polémiques sur la variole du singe

Vive polémique autour du député LR Aurélien Pradié. L'élu aurait prononcé des propos jugés homophobes à l'assemblée nationale. Des "excuses publiques" sont exigées...

© Aurélien Pradié en juin 2022 par Jacques Witt/SIPA

Des propos qui ont déclenché la polémique. En pleine séance à l'assemblée nationale, tandis que les députés évoquaient la variole du singe, le 2 août, l'élu LR du Lot, Aurélien Pradié, aurait prononcé des paroles qui ont mis le feu aux poudres. Selon le compte-rendu officiel de la séance, la députée EELV-Nupes Sandrine Rousseau a commencé par expliquer: "Hier, je me suis rendue au grand centre de vaccination, le vaccinodrome, contre la variole dite du singe, terme que je n'emploierai plus puisqu'il contribue à la honte que peuvent ressentir les personnes infectées qui hésitent à se faire dépister".

Aurélien Pradié, accusé d'homophobie

A cette phrase, Aurélien Pradié aurait immédiatement retorqué: "C'est surtout une honte pour les singes!". Face à ces propos, une vive polémique s'est déclenchée et le député a été accusé d'homophobie par de nombreux internautes. "Le manque de respect du député LR n'a plus de limite en indiquant que ceux qui étaient infectés par la variole dite du singe donnaient la honte aux singes! Des excuses publiques", a déclaré sur Twitter Maxime Boudet, directeur de campagne de la députée-candidate En marche Cathy Racon-Bouzon pour les législatives 2022.

Invité à réagir, Aurélien Pradié a déclaré, selon La Dépêche: "Je n'ai pas tenu ces propos. Ce que j'ai dit à Madame Rousseau, c'est que le problème n'était pas le nom que l'on donnait à cette maladie, mais la façon dont on luttait contre. D'ailleurs c'est une affaire de santé publique qui concerne tout le monde et pas seulement les personnes homosexuelles".

Des "excuses publiques" exigées

Et d'ajouter: "Sandrine Rousseau dit elle-même ne pas m'avoir entendu prononcer cette phrase. Pas plus que les membres de son groupe. Dans le brouhaha général, le compte rendu qui est dressé peut simplifier les choses, être imprécis ; ce ne serait pas la première fois. Les transcripteurs assis au pied de la tribune notent ce qu'ils entendent, comme ils le peuvent. Mais la retranscription est de fait incertaine".

Toutefois, Sandrine Rousseau réclame "des excuses publiques et que le cas soit étudié en conférence des présidents afin qu'une sanction soit prise au titre de l'homophobie manifeste de cette remarque".